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La Maif gèle ses tarifs d’assurance auto pour 2016

Jamais deux sans trois. La Maif a annoncé un gel des tarifs de ses contrats d’assurance auto en 2016, pour la troisième année consécutive, dans un communiqué diffusé le 25 juin 2015. La mutuelle précise que la décision de ne pas augmenter ses primes a été prise « en dépit d’une hausse de la sinistralité (notamment celle du corporel) et d’un environnement bousculé par l’entrée en vigueur de la Loi Hamon ».

 

La hausse de la sinistralité est en effet l’argument historiquement invoqué par les assureurs pour justifier la hausse des primes d’assurance, pour l’auto comme pour l’habitation. La Maif a donc décidé de passer outre le surcoût que cette hausse entraine pour les assureurs.

 

La loi Hamon, évoquée par la mutuelle, est peut-être la raison qui a poussé l’assureur à ne pas relever ses tarifs d’assurance auto. En effet, la libre résiliation des contrats d’assurance au bout d’un an pourrait pousser un grand nombre d’assurés à regarder si l’herbe est plus verte ailleurs. Et si c’est le cas, mieux vaut alors proposer les primes les moins élevées possibles. La mutuelle n’a toutefois pas encore communiqué sa position sur son contrat d’habitation qui avait été bel et bien relevé en 2015… de 4%.

 


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Hausse des tarifs des assurances auto, santé et habitation en 2015

Face à la hausse des sinistres en 2014, les tarifs des contrats d’assurance auto et habitation ont augmenté de 2,3% et de 4,2% en un an, d’après l’indice IPAP de janvier 2015 publié par le comparateur Assurland.com. Cette tendance devrait perdurer en 2015.

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C’est confirmé, les assurés vont devoir davantage mettre la main à la poche en 2015. Selon l’indice du prix des assurances de particuliers (IPAP) de janvier 2015 publié par le comparateur Assurland.com le 9 février 2015, les prix des assurances ont augmenté d’une année sur l’autre.

Dans le détail, les tarifs ont progressé de 2,3% pour les assurances auto, de 4,2% pour les assurances multirisques habitation (MRH) et de 2,6% pour les complémentaires santé sur douze mois. Les professionnels de l’assurance avaient déjà prédit ces hausses de prix en octobre dernier, dues à « l’augmentation des coûts et des sinistres notamment des catastrophes naturelles et du nombre de tués sur les routes ».

Les catastrophes naturelles responsables

Sans surprise, la flambée des prix des assurances MRH est directement liée aux catastrophes naturelles qui ont sévi dans le Sud de la France en 2014. Selon la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), les indemnisations dues au titre des évènements climatiques ont cru de 1,8 à 2,2 milliards d’euros en un an. Par ailleurs, Assurland indique « qu’une dérive des petits risques persiste »,  justifiant la hausse des primes. En effet, depuis plusieurs années, les assureurs évoquent une progression dans la fréquence de ces petits sinistres qui comprennent les dégâts des eaux, les incendies ou encore les vols, qui pèsent au final lourd sur leur comptes.

La hausse des tarifs des assurances auto s’explique par « un bilan des tués et des blessés de l’année 2014 exceptionnellement mauvais, avec +3,7% de tués et +2,5% de blessés par rapport à 2013 ». Soit la première recrudescence du nombre de tués sur la route depuis 10 ans. Parallèlement, le comparateur pointe du doigt la flambée des coûts de réparation automobile mais également de l’indemnisation des victimes à long terme. De son côté, la FFSA évoque une progression de 1,7% des accidents corporels par rapport à l’année passée. Concrètement, le climat particulièrement doux en 2014 a encouragé les automobilistes à prendre leur véhicule, notamment les deux-roues qui concentrent 10% du parc mais 25% des morts sur la route. Face à ce constat, les assureurs augmentent leurs primes pour conserver leurs marges, réduites par le coût des accidents corporels plus onéreux à couvrir que les dégâts matériels.

L’arrivée des complémentaires santé d’entreprise change la donne

L’évolution des tarifs des mutuelles santé ne découle pas d’une hausse des dépenses de santé, qui ont au contraire ralenti en 2014. De même, il n’y a pas eu de transfert de charges de la Sécurité sociale aux complémentaires santé. Dès 2016, les employeurs auront l’obligation de proposer une mutuelle santé collective à leurs salariés, qui délaisseraient ainsi leur complémentaire santé souscrite à titre individuel. Pour compenser cette perte à venir, les assureurs augmentent d’ores et déjà les primes. Ainsi, « les assureurs s’interrogent sur les transfert des salariés vers des contrats entreprises, qui conduiraient à une déstabilisation de la branche assurance santé individuelle du fait du départ des « bons risques » », analyse le comparateur.

Petite note d’optimisme cependant pour les assurés, la mise en place le 1er janvier 2015 de la libre résiliation des contrats d’assurance auto et MRH au bout d’un an, inscrite dans la loi Hamon. Les assurés peuvent désormais résilier leur contrat à tout moment après un an alors qu’auparavant, cette opération n’était possible que dans les mois précédant la date d’anniversaire du contrat. Objectif affiché de la mesure : renforcer la concurrence… et faire diminuer la facture pour les assurés qui joueront le jeu.

 


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Grands Risques : des tarifs en baisse et des besoins croissants

AMRAE 2014Grands Risques : des tarifs en baisse et des besoins croissants

Les tarifs en assurance de grands risques sont orientes à la baisse selon l’Amrae. Les entreprises veulent plus de suivi et de prise de risques de leurs assureurs.

L’Association pour le management des risques et des assurances de l’entreprise (Amrae) produit, comme chaque année, son état du marche des grands risques. Le premier point saillant de cette étude menée sur les chiffres livrés par les courtiers est la baisse des tarifs dans de nombreuses lignes.
Ainsi, la concurrence entre les assureurs – et les réassureurs qui révèlent un appétit croissant pour ces risques – profitent aux entreprises. La publication note même que “les hausses demandées sont systématiquement liées à un dérapage de sinistralité mais sont négociables“. Un marché semble en bénéficier plus favorablement, celui des ETI. “Pour les ETI, les renouvellements hors appel d’offre se font avec des baisses significatives“, explique le préambule du document.

Signe que le secteur des assurances des grands risques se porte bien, les capacités sont en hausse. L’Amrae chiffre celle-ci à 10% au global, avec “environ 4Mds d’euros disponibles“. Autres causes et même conséquence, le retour de certains assureurs sur les dommages des grands comptes se combine à l’appétit de tous sur les ETI.

Les assureurs font également des efforts sur les couvertures, puisque celles-ci sont en hausse. Reste que ce n’est pas assez pour des gestionnaires de risques rompus au système. Ils relèvent par exemple les niveaux de rétention, en rapport avec le coût toujours élevé des franchises, et un manque de technicité des programmes.

Les demandes des entreprises s’orientent maintenant vers plus de sur-mesure. Trois ans après Fukushima, le risque de supply chain est bien connu des RM, mais les assureurs ne proposent pas toujours des produits adaptés aux spécificités. Et le fossé est encore plus grand sur les risques nouveaux. “Nous demandons aux assureurs de nous suivre sur le cyber et de nouveaux risques, comme la perte d’exploitation sans dommage“, avance en exemple Anne-Marie Fournier, vice-présidente de l’Amrae.

De fait, les assureurs restent trop timorés, selon les assurés, alors même que les fonds des captives sont en hausse pour justement pouvoir combler les défauts des assurances classiques. Les RM sont prêts à prendre les devants, expliquant que “des études approfondies de chaque situation particulière” doivent être menées par leurs soins, “pour faire comprendre et quantifier leurs risques et les rendre plus lis les par les assureurs.” Une démarche qui a pour ambition de faire avancer sur les nouveaux risques des assureurs parfois plus dans le discours que dans l’action.


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Maif : hausse de 4% de l’assurance habitation, gel des tarifs auto

Comme en 2014, la Maif n’augmentera pas ces tarifs auto en 2015. Une stabilité que l’assureur explique par l’organisation de la société : « La Maif n’a pas d’actionnaires à rémunérer. Cette spécificité lui permet, depuis toujours, de pratiquer une politique tarifaire du juste prix sur les cotisations d’assurance de ses sociétaires », peut-on lire dans un communiqué publié mercredi 24 septembre 2014.

A l’inverse, le contrat d’habitation RAQVAM, va connaître une augmentation de 4% pour le prochain exercice. Dominique Mahé, PDG du groupe, voit en cette hausse une preuve que la mutuelle niortaise fixe ces prix de la manière juste, sans ce soucier des conséquences et des possibilités de résiliation de contrat permises par la loi Hamon. « Nous ne sommes pas dans une réaction vis-à-vis de la loi mais bien dans une logique de vérité et de transparence vis à vis de nos sociétaires », a-t-il déclaré.

Le groupe justifie cette augmentation par le coût des événements climatiques de l’année, qui représentent « une charge de plus de 60 millions d’euros (hors réassurance) à fin juillet 2014 ». En outre, pour la Maif, la hausse devra rétablir l’équilibre économique en prenant en compte l’augmentation du nombre des vols. « En 5 ans, le nombre de cambriolages a progressé de 50% en France. Cette flambée s’est faite de manière continue et ne cesse de progresser d’année en année », conclut le groupe sociétaire.

Lire également : Assurance : comment se profilent les hausses de tarifs 2015

 


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Tarifs : la Maif poursuit le gel en auto et la hausse en habitation

delegation-maif-logo-immeubleTarifs : la Maif poursuit le gel en auto et la hausse en habitation

Sans surprise, la Maif a décidé de poursuivre le gel de ces tarifs en auto mais annonce une augmentation de 4% en habitation.

La mutuelle niortaise ne va pas augmenter ses tarifs en auto, ce qu’elle avait déjà fait l’an passé. Elle rejoint ainsi la Matmut et la Maaf, qui ont annoncé la même politique ces dernieères semaines.

De la même façon, la Maif va augmenter ses tarifs en habitation. En moyenne, le contrat “Raqvam” prendra 4% de hausse. Les explications résident dans la sinistralité, la Maif parlant même de “tendre vers une restauration technique de l’équilibre économique du contrat”.
Ainsi, les événements climatiques pèsent pour 60M d’euros, bruts de réassurance, au 31 juillet 2014. A cela s’ajoutent les cambriolages, dont la hausse du nombre est estimée à 50% en 5 ans.

Dans le communiqué, Dominique Mahé, PDG de la Maif, affirme qu’il ne s’agit pas de répondre à la loi Hamon, mais d’entrer dans “une logique de vérité et de transparence vis à vis des sociétaires”.


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