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Covéa : Nathalie Thool est nommée directrice santé prévoyance

Nathalie Thool est la nouvelle directrice santé prévoyance de Covéa. Elle succède à Pascale Soyeux qui a rejoint AG2R La Mondiale.

Un décret précise les contours de l’Espace numérique de santé

L’Espace numérique de santé (ENS) verra le jour le 1er janvier 2022, selon un décret publié au Journal Officiel le 7 août dernier.

Étude : La Mutualité Française s’empare de la santé mentale

La Mutualité Française dresse un bilan sur la santé mentale et propose une prise en charge pérenne des consultations de psychologues.

La santé mentale est un problème de société qui s’est intensifié en cette période de crise sanitaire et économique. Ainsi, 95% des médecins généralistes ont constaté en 2020 une augmentation des consultations pour anxiété, sentiment d’isolement, état dépressif et troubles du sommeil, selon un sondage d’Harris Interactive pour la Mutualité Française.

La FNMF dresse un état des lieux complet sur la prise en charge des troubles psychiques et formule des propositions. La fédération mutualiste préempte ainsi le sujet de la santé mentale, alors que le gouvernement a prévu d’organiser “Les assises sur la psychiatrie et la santé mentale” en septembre prochain.

Le diagnostic de la Mutualité est accablant. L’Assurance maladie rembourse 23,4 milliards d’euros en psychiatrie en 2018. Les maladies psychiatriques représentent 48% des dépenses en soins courants, 48% des hospitalisations et 23% des arrêts de travail. La majorité des psychiatres ne pratiquent pas de dépassements d’honoraires, mais dans certains départements comme Paris, l’Essonne, les Yvelines et les Hauts-de-Seine, la majorité d’entre eux en pratiquent.

30.000 téléconsultations en janvier 2021

L’Observatoire-Place de la Santé de la FNMF reporte que la psychiatrie est la spécialité la plus consultée à distance, elle représente 6,4% des téléconsultations. Le confinement a accéléré cette tendance. En janvier 2021, le nombre de téléconsultations en psychiatrie atteint 30.000, contre 1.000 consultations en février 2020.

Reste à charge important

La France est le deuxième pays européen qui consomme le plus de médicaments psychotropes. Entre 40 et 60% des personnes souffrant de troubles psychiques ne seraient pas prises en charge, selon cette étude. Le tarif de la consultation est le principal frein. Ainsi, le reste à charge d’un patient atteint d’un trouble psychique s’élève à 1.300 euros par an avant le remboursement de la complémentaire et à 200 euros par an après celui-ci. Pour conclure, 62% des Français jugeraient que le gouvernement prend mal en compte les enjeux liés à la santé mentale.

Les propositions de la Mutualité Française

Suite à ces constats, la Mutualité Française propose de revoir la prise en charge des patients souffrant d’un trouble psychique. Et se s’inspirer du remboursement de 4 séances de psychologue par les complémentaires en 2021. La FNMF « appelle à étudier avec les pouvoirs publics, l’assurance maladie, les complémentaires santé et les professionnels les conditions et modalités d’une prise en charge pérenne des consultations de psychologues ». Elle demande également de « forfaitiser le reste à charge à l’hôpital et de plafonner le tarif des chambres particulières ».

En plus de ces propositions d’ordre financier, la Mutualité propose de sensibiliser le grand public pour déstigmatiser les troubles mentaux, d’investir dans le dépistage et la prévention, de renforcer le compétences psychosociales de la population et de porter une attention particulière envers les populations les plus précaires. A propos de l’organisation du système de santé, la Mutualité conseille de créer de nouveaux métiers et de renforcer la coopération entre professionnels. Enfin, elle suggère d’organiser une gradation des soins en fonction de la sévérité des troubles du patient et de construire des résidences pour accueillir les patients après une hospitalisation.

Lire la suite ici : Étude : La Mutualité Française s’empare de la santé mentale (source : News Assurances Pro – Media Indépendant des assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance)

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Santé : Les bénéficiaires de la CSS, victimes de discriminations

Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire (CSS) sont plus souvent victimes de discrimination dans l’accès aux soins.

Le dernier rapport sur les inégalités en France publié par l’Observatoire des inégalités dresse un bilan complet sur les différences de revenus, d’éducation, d’emploi… En matière de santé, le rapport pointe des différences d’espérance de vie en fonction du milieu social. Par exemple, une femme cadre supérieur de 35 ans peut espérer vivre 53 années supplémentaires tandis qu’une femme inactive peut espérer vivre 47,6 ans de plus, selon des données de l’Insee. L’écart entre les cadres supérieures et les ouvrières est de 3,2 ans. Chez les hommes, cet écart s’élève à 6,4 ans pour la période 2009-2013. Le rapport indique que la qualité et l’accessibilité au système de soins sont moins déterminants que les conditions et la durée de travail ou encore le mode de vie. L’augmentation de l’espérance de vie ces dernières années a bénéficié à toutes les classes sociales.

Discriminations vers les plus précaires

Le rapport cite également une étude menée par le Défenseur des droits en 2019 sur l’accès au système du santé. Il en ressort que les personnes couvertes par une complémentaire santé solidaire sous conditions de revenus se voient plus souvent refuser un rendez-vous médical. Un testing a permis d’évaluer la part de la discrimination dans l’ensemble des demandes de rendez-vous. Chez le dentiste, le taux de refus est 9 points plus élevé pour les bénéficiaires de la CSS que pour les bénéficiaires d’une mutuelle classique ; 11 points plus élevé chez des gynécologues et 15 points chez des psychiatres. 42% des personnes avec une complémentaire santé solidaire (CSS) se sont vu refuser un rendez-vous non urgent chez un spécialiste, en moyenne, contre 30% des patientes disposant d’une mutuelle classique.

L’étude souligne que cette discrimination liée au niveau des revenus est deux fois plus fréquente chez les spécialistes pratiquant des honoraires libres que chez ceux avec des tarifs conventionnés. En effet, face à un bénéficiaire de la CSS, le spécialiste ne peut pas facturer des dépassements d’honoraires.

Cependant, les discriminations concernent également une minorité de spécialistes de secteur 1. Pour expliquer ce comportement, les auteurs de l’étude avancent que ces spécialistes agissent en raison de préjugés, ou bien qu’ils ne souhaitent pas entamer les démarches administratives nécessaires pour obtenir le remboursement de leurs honoraires par la Sécurité sociale.

Enfin, le rapport sur les inégalités se penche sur la santé bucco-dentaire des jeunes en fonction de l’origine sociale. Sans surprise, les enfants de milieux modestes ont plus souvent des dents cariés que les enfants de cadres supérieurs. Par ailleurs, le tabagisme concerne plus majoritairement les classes populaires que les classes aisées, même si toutes classes confondues, le taux de fumeurs est en bai02sse ces dernières années.

Lire la suite ici : Santé : Les bénéficiaires de la CSS, victimes de discriminations (source : News Assurances Pro – Media Indépendant des assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance)

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Santé : Alan lève 185 millions d’euros

Alan annonce avoir bouclé une nouvelle levée de fonds de 185M d’euros. L’opération, menée auprès de plusieurs fonds d’investissement, doit permettre à l’assureur santé de se développer en Europe et valorise Alan à 1,4Md d’euros.

Alan vient de réaliser une nouvelle levée de fonds record de 185M d’euros qui doit lui permettre de se développer en Europe, et de devenir une “super-app” de santé. « Ce tour de table est mené par Coatue Management avec Dragoneer et Exor. Index Ventures, Ribbit Capital et Temasek renouvellent également leur confiance à l’équipe », peut-on lire dans un communiqué, l’opération valorisant l’assureur à hauteur de 1,4Md d’euros.

Depuis sa création en 2016, Alan avait déjà levé près de 125M d’euros en cumulé. La licorne, qui annonce avoir enregistré 100% de croissance en 2020, fait également état de revenus annuels à 100M d’euros pour 155.000 assurés en portefeuilles.

Avec cette opération, l’assureur, aujourd’hui composé de 350 personnes, ambitionne surtout de recruter 400 autres collaborateurs « notamment pour ses équipes internationales dont l’effectif passera de 30 à 140. Alan prévoit de couvrir 1 million de personnes d’ici 2023 et d’être rentable en France d’ici deux ans », indique-t-il ensuite.

« Notre rôle en tant que partenaire de confiance, plus encore après la pandémie, c’est de ré-engager les gens avec le système de santé. Pour Alan, cela veut dire : Personnaliser l’offre et l’adapter aux besoins de chacun, offrir le meilleur prix et alléger la charge financière que peut représenter la santé, répondre de manière incroyablement sûre et rapide aux questions sur le bien-être ou la santé et aider proactivement les membres à prendre les meilleures décisions pour leur santé », commente Jean-Charles Samuelian-Werve, co-fondateur et PDG d’Alan.

Lire la suite ici : Santé : Alan lève 185 millions d’euros (source : News Assurances Pro – Media Indépendant des assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance)

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