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Solvabilité 2 : le mutualiste Macif valide son groupe prudentiel

La sgam Macif devient la structure de tête du groupe d’assurance. Les structures affiliées représentent les différents métiers d’un mutualiste qui se veut plus que jamais ouvert à de nouvelles alliances.  Lire l’article
L’Argus de l’Assurance – Acteurs

L’assurance cherche son esperanto prudentiel

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L’assurance cherche son esperanto prudentiel

Publié le 24 octobre 2014 à 00h 00 par GÉRALDINE VIAL

Sous la houlette du Conseil de stabilité financière, émanation du G20, l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (IAIS) veut renforcer la réglementation des groupes d’assurances réputés systémiques et doter le secteur d’un standard de capital commun. Hasard du calendrier : il y a un an, au moment même où la Commission européenne officialisait la date d’entrée en vigueur de Solvabilité 2 au 1er janvier 2016, l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (IAIS) prenait tout le monde de court en annonçant la création d’un nouveau standard de capital international, l’ICS. Son objectif ? Développer cet ICS pour fin 2016, de façon à ce que l’ensemble des groupes « actifs à l’international », les IAIGs, puissent l’appliquer dès 2019. Un chantier démesuré ? Inutile de dire que l’ambition, aussi louable soit-elle, semble quelque peu démesurée, quand on sait qu’il a fallu pas moins de 15 ans à l’Europe pour accoucher de son nouveau régime prudentiel. Que le calendrier soit serré, personne ne le conteste. Il n’empêche, le train semble bel et bien en marche. Pour preuve, l’IAIS s’est formellement engagée auprès du G20, au nom d’un contrôle plus efficace du secteur de l’assurance, à promouvoir un « langage mondial clair, cohérent, comparable et mesurable », dont l’ICS sera la pièce maîtresse. En réalité, le sujet n’est pas totalement nouveau. L’IAIS travaille en effet depuis 2010 à l’élaboration d’un cadre de supervision harmonisé à l’échelon international, ComFrame, lequel comprend des aspects qualitatifs familiers aux organismes soumis à Solvabilité 2 (il est en effet question de gouvernance, de gestion des risques, et d’ORSA), mais aussi un volet quantitatif, l’ICS. Un vaste chantier, tant les régimes de supervision sont à des niveaux d’avancement différents de par le monde. Aux états-Unis par exemple, la Réserve fédérale (FED) tente d’imposer la notion de supervision groupe, inexistante aujourd’hui ! Bref, personne ne conteste que l’assurance ait bien besoin d’améliorer sa « comparabilité », au-delà du seul échelon européen. En outre, depuis la crise financière de 2008, marquée par la chute de Lehman Brothers et le couteux sauvetage d’ AIG , l’heure est au renforcement de la réglementation prudentielle internationale, et tout d’abord à des fins de stabilité financière. L’enjeu ? Faire la chasse aux institutions systémiques, capables d’entraîner tout ou partie du système financier avec elles en cas de défaillance. Si les banquiers ont été les premiers concernés (Bâle 3), les assureurs n’y échappent…

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L’Argus de l’Assurance – Acteurs

Le traitement prudentiel des investissements de long terme fait toujours débat (Eiopa)

L’Eiopa persiste et signe. Interrogé ce mardi 9 septembre sur le traitement prudentiel des investissements de long terme comme les infrastructures, lors d’une conférence de presse ponctuant un colloque sur la supervision internationale, Gabriel Bernardino, le président du superviseur européen des assurances l’a répété : « Un régime prudentiel n’a pas vocation à donner des incitations en faveur d’une classe d’actifs ». A l’entendre, il n’est donc pas question d’envisager une révision des calibrages des exigences de fonds propres associées à ce type d’investissement sous Solvabilité 2. D’autant que selon lui, le future régime sera en pratique « plus favorable aux investissements de long terme » que l’actuel, car basé sur la réalité des risques. Le principe de « liberté d’investissement » doit en outre rester souverain, a encore défendu Gabriel Bernardino.

Sujet politique

Il reste que le sujet n’est pas que technique, il est aussi politique. La Commission européenne  a en effet plus ou moins promis, en mars dernier en divulguant des mesures  destinées à « libérer l’investissement de long terme », de rouvrir, avant la fin de l’année, la question du traitement prudentiel de ces investissements, notamment dans le cadre de ses mesures d’applications de Solvabilité 2. Inutile de dire que les attentes des assureurs – clairement appelés à participer au financement des 1000 Md€ de besoins d’investissements dans les réseaux d’infrastructures de transport, d’énergie et de télécommunications d’importance européenne  chiffrés à l’horizon 2020 – sont élevées sur le sujet.

Harmonisation prudentielle internationale

Le président de l’Eiopa a par ailleurs fait un point d’étape sur l’avancement des travaux relatifs à la mise en place du cadre prudentiel harmonisé à l’échelon international, suite aux demandes du Conseil de stabilité financière (FSB), le bras armé du G20. « L’Association internationale des superviseurs d’assurance (IAIS) est proche d’une conclusion sur le BCR (Basic capital requirement) », a ainsi annoncé Gabriel Bernardino. Précision importante, cette nouvelle mesure, dont la définition est attendue avant la fin de l’année, ne sera pas un copié-collé du MCR (minimum de capital requis) de Solvabilité 2, contrairement à ce qui avait pu être envisagé. « Le BCR n’est pas en soi une nouvelle exigence de capital, mais il sera le premier niveau de comparabilité international », développe Gabriel Bernardino. Sa définition n’allait cependant pas forcément de soi, car elle supposait un important travail d’harmonisation en matière de valorisation des actifs et des passifs d’assurance.

Deux exigences de capital internationales

Les nouvelles exigences de capital internationales seront donc finalement au nombre de deux. Les groupes réputés systémiques devront à terme se doter d’un matelas de fonds propres supplémentaire, le HLA (pour Higher Loss Absorbency requirement), qui, additionné au BCR, constituera effectivement une nouvelle exigence harmonisée à l’international pour les groupes concernés. Quant aux groupes « actifs à l’international » (la liste n’est pas connue, mais on parle d’une cinquantaine d’acteurs), ils ont vocation à être soumis à l’ICS (Insurance Capital Standard), une exigence de capital basée sur les risques, et là encore harmonisée à l’échelon international. Les définitions du HLA et de l’ICS sont respectivement prévues pour 2015 et 2016. Rappelant qu’il a fallu plus de 10 ans pour mettre Solvabilité 2 en place, les grands assureurs, dont AXA, militent cependant pour l’adoption d’un calendrier plus raisonnable pour construire cet ICS dont l’entrée en vigueur est planifiée pour le 1er janvier 2019.


L’Argus de l’Assurance – Acteurs