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Féminisation des entreprises : CNP Assurances sur la deuxième marche du SPB 120

Avec notamment une part de femmes dans son conseil d’administration qui atteint 47,1%

Mutuelle santé collective : pour quelles garanties ont opté les entreprises ?

Alors que l’obligation d’instaurer une mutuelle santé d’entreprise est entrée en vigueur au 1er janvier 2016, la majorité des entreprises n’ont commencé à se pencher sur la question qu’à partir d’octobre 2015. Par ailleurs, les craintes des professionnels sur les niveaux de garanties semblent se confirmer, celles-ci restant légèrement supérieures au minimum requis et homogènes. Explications.

Les entreprises du privé ont plutôt fait le choix de garanties légèrement supérieures au panier de soins minimum imposé par la loi.

 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les entreprises ont pris leur temps pour instaurer une complémentaire santé pour leurs salariés. Pourtant cette obligation courait depuis 18 mois : en effet, la généralisation de la mutuelle santé au sein des entreprises du privé est inscrite dans la loi sur la sécurisation de l’emploi datée de juin 2013. Depuis le 1er janvier 2016, la totalité des entreprises du privé doivent proposer à leurs salariés une couverture santé avec un panier de soins minimum imposé par la loi.

Certaines entreprises ont anticipé cette mesure dès les premières heures quand d’autres, au contraire, ont préféré prendre le temps de la réflexion et comparer les offres“, observe le comparateur d’assurance en ligne Lassurancepro.com qui a réalisé une étude* sur la mise en place du dispositif diffusée le 4 février 2016.

La moitié des entreprises s’y sont prises au dernier moment

L’étude montre que la majorité des employeurs qui n’avaient pas encore opté pour une complémentaire santé s’y ont prises à la dernière minute : seuls 9,3% des demandes de devis effectuées l’ont été au premier trimestre 2015. A mesure que délai de mise en conformité s’amenuisait, le nombre de demandes grimpaient, passant de 12,2% au second trimestre à 24,9% au troisième et enfin plus de la moitié (53,5%) entre les mois d’octobre et décembre 2015.

Ce constat n’est pas surprenant puisque qu’une précédente étude menée par le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie)/CTIP (Centre technique des institutions de prévoyance) dévoilait déjà qu’un tiers des entreprises n’étaient toujours pas équipées à 6 mois de l’échéance. Cette lacune s’applique davantage aux petites structures, les grands groupes couvrant déjà leurs salariés dans la majorité des cas. Ainsi selon Lassurancepro.com, 80% des demandes de devis réalisées en 2015 concernent des entreprises de 1 à 9 salariés, contre seulement 20% pour celles comptant jusqu’à 250 travailleurs et 0,56% pour celles de plus de 251 employés.
A noter qu’en dehors de l’obligation formulée par la loi, « il n’y a pas d’amende réglementaire prévue pour les entreprises qui n’ont toujours pas appliqué la loi ANI, explique le comparateur mutuelle-conseil.com. Par ailleurs, il y a peu de chances que la menace d’un contrôle de l’Urssaf, un temps évoqué pour les retardataires, soit mise en œuvre.»

Garanties identiques pour tous les postes de soins

Pour celles qui n’avaient pas encore mis en place de couverture, la principale crainte des professionnels résidait dans le niveau de garanties des soins. La loi impose un panier de soins minimum, proche de celui des contrats responsables, soit la prise en charge du forfait journalier, hospitalier et des remboursements minimums en optique et dentaire. Or les entreprises ont tout intérêt à opter pour ce type de contrats dont la fiscalité est plus avantageuse.

Si 73% des demandes de devis analysées par le comparateur d’assurance concernent des complémentaires santé offrant un panier de soins supérieur au minimum requis, il semblerait que les employeurs aient toutefois fait le choix d’une offre très légèrement supérieure. Ainsi, les formules de niveau de base (panier de soins minimum) représentent 27% des demandes formulées sur le site du comparateur, alors que les demandes de niveau maximal comprenant des garanties élevées n’ont concernées que 10,8% des demandes. Dans le détail, les formules intermédiaires ont représenté 10,9% des demandes pour le niveau 2,8% pour le niveau 3 et 4,2% pour le niveau 4.

Par ailleurs, l’étude montre que la majorité des entreprises (61%) ont préféré la simplicité avec des niveaux de couverture homogènes sur la totalité des postes de soins imposés par loi. Cette homogénéisation du niveau de garanties confirme là encore les inquiétudes de certains professionnels quant au fait que certains salariés seront obligés de souscrire par ailleurs une surcomplémentaire santé adaptée à leurs besoins propres.

*14.297 demandes de devis réalisées entre le 1er janvier et le 31 décembre 2015 sur le site de Lassurancepro.com

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La majorité des entreprises offrent déjà une mutuelle santé collective

A compter du 1er janvier 2016, les entreprises seront obligées de proposer une mutuelle santé à leurs salariés. La majorité d’entre elles offrent déjà une complémentaire. La moitié de celles qui n’en n’ont pas encore préfèrent conserver le choix du contrat et son degré de couverture en accord avec leurs salariés.

La majorité des entreprises a déjà en mis en place une mutuelle santé obligatoire.

 

Votre entreprise vous propose-t-elle déjà une complémentaire santé ? Si la réponse est affirmative, cela signifie qu’elle fait partie des 71% de TPE ou des 85% de PME/ETI/GE* qui offrent d’ores et déjà une mutuelle santé collective à leurs employés, selon une étude Audirep** menée à la demande de l’Association française de l’assurance (AFA) et de la Mutualité française.

Les entreprises du privé ne disposent plus que de cinq mois pour mettre en place une complémentaire santé. La loi sur la sécurisation de l’emploi en juin 2013 prévoit la généralisation de la couverture de la complémentaire santé à compter du 1er janvier 2016. Concrètement, toute entreprise devra assurer à ses salariés qui n’en bénéficient pas déjà une couverture collective minimale des frais de santé (forfait journalier hospitalier, frais dentaires, d’optique…).

Plus l’entreprise est grande, plus la couverture est optimale

Si les entreprises françaises se plient une à une à la loi, le taux de couverture de la mutuelle diffèrent selon leur taille. Sans grande surprise, les grandes entreprises (plus de 500 salariés) offrent une couverture des frais de santé de 99% à leurs salariés, contre 86% pour celles de moins de 10 employés et 67% pour celles de 1 à 2 salariés.

Pour celles qui traînent encore à mettre en place une mutuelle collective, elles affirment être toutefois bien informées sur le dispositif, que ce soit les très petites (84%) ou les petites, moyennes et grandes entreprises (96%).
Les branches professionnelles peuvent préconiser un assureur en particulier dans les entreprises de leur secteur. Toutefois, la plus grande partie des entreprises sondées (47%) préfèrent garder la main, autant sur le choix du distributeur que sur le degré de couverture proposé. L’objectif étant « de conserver leur autonomie et de tenir compte de l’avis de leurs salariés ». Le reste des interrogées compte suivre les recommandations de l’organisme choisi par leur secteur.

Il n’est pas certain que la mutuelle collective de l’entreprise offre de meilleures garanties qu’une complémentaire santé individuelle. Si vous possédez déjà un contrat individuel, soyez donc bien vigilant et prenez le temps de comparer le degré de couverture des deux offres.

*Très petites entreprises (TPE), petites et moyennes entreprises (PME), entreprises de taille intermédiaire (ETI), grandes entreprises (GE)

**Etude menée du 10 mars au 20 avril 2015 auprès de 1.131 entreprises françaises, dont 405 TPE de 1 à 9 salariés et 726 PME/ETI/GE.

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L’Afer veut inciter les épargnants à financer les entreprises

Gérard Bekerman, président de l'Afer, veut préserver le statut fiscal de l'assurance vie Gérard Bekerman, président de l’Afer, veut préserver le statut fiscal de l’assurance vie
ROMUALD MEIGNEUX / SIPA

L’association d’épargnants Afer, qui va lancer un support eurocroissance en juin prochain, développe ses investissements dans les entreprises. 

Dans un communiqué en réaction au plan de relance de l’investissement du Premier Ministre Manuel Valls détaillé le 8 avril dernier, l’association d’épargnants Afer s’est félicitée de ces mesures qui «vont dans le bon sens», a indiqué Gérard Bekerman, président de l’Afer. «J’attends avec impatience les mesures de soutien aux contrats eurocroissance», a-t-il poursuivi en réitérant la «nécessité de préserver tout au long de la période le statut fiscal et social de l’assurance vie».

Un eurocroissance en juin

Alors que le lancement du support Afer eurocroissance, avec son partenaire Aviva, est toujours prévu pour le mois de juin, le président de l’Afer a rappelé les initiatives récentes de l’association pour inciter ses adhérents à financer les entreprises en leur proposant de nouveaux fonds, a l’instar de Afer Actions PME, un support 100% actions dédié aux PME géré par BNP Paribas Asset Management.

L’association a également confié à la société Ardian, spécialiste de l’investissement dans les sociétés non cotées, une premier enveloppe de 200 M€ du fonds garanti de l’Afer (qui pèse 45 Md€). 


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