Choisir

Choisir en toute tranquilité une complémentaire santé

Une complémentaire santé vous est généralement offerte pour compléter les prestations de votre régime santé obligatoire de la sécurite sociale.

Les frais liés à une hospitalisation, les frais dentaires, les frais d’optique ou encore les frais dits “courants” (consultation, etc) peuvent être pris en charge par la complémentaire. Choisir sa complémentaire santé n’est pas toujours facile.
Avant tout, il faut donc vérifier les remboursements accordés par la Sécurite sociale et voir vos nécessités en tant que souscripteur, afin d’évaluer de la meilleure façon possible les différentes possibilités de contrats existants.

Les honoraires, vos besoins de soin, votre exigence et votre fidélite en tant que souscripteur à la complémentaire, vos demandes extra liées à un confort personnel (par exemple une chambre individuelle lors d’une hospitalisation) définissent le montant de vos remboursements. Il est donc déterminant de prendre son temps pour bien choisir sa complémentaire santé.

Il est de plus important de prendre en compte le tiers payant et l’absence du délai de carence lors du choix de la complémentaire pour être sûre d’être couvert selon vos besoins et vos exigences.
Le tiers payant permet de ne pas avancer un montant important des frais médicaux chez certains professionnels ou encore lors de l’achat de médicaments sur présentation d’ordonnance.
Le délai de carence est une période d’attente avant de pouvoir bénéficier du remboursement de votre complémentaire sante. L’absence de ce délai vous apporte l’assurance d’être indemnisé dès la date de prise d’effet de votre contrat.
Si deux mois ce sont écoulés entre votre adhésion à une nouvelle complémentaire santé et la fin des prestations de votre ancienne, vous serez sujets à un délai de carence pouvant aller jusqu’ à 2 mois. Si pour la première fois vous souscrivez une mutuelle, le délai de carence est en général d’environ 3 mois.
Les délais pouvant variés selon les situations, il est donc majeur d’y faire attention lors de la souscription à une assurance santé.

Le remboursement dépendra aussi des différents tarifs dits “ de convention”, “de responsabilité” et “d’autorité”.
Comme son nom l’indique, le tarif conventionnel dépend de la convention signée entre le practicien et la Caisse Nationale d’assurance maladie.
Le tarif de responsabilité est quant à lui fixé selon le degrè de responsabilité du médecin et seulement pour les practiciens du secteur public conventionné.
Par contre le tarif d’autorité est un tarif déterminé par le practicien lui-même soit par un médecin du secteur privé, lui donnant le droit au dépassement d’honoraires.

Comme tout contrat, il est majeur de regarder dans le moindre détail l’assurance qui vous est proposée pour que celle-ci soit adaptée à vos besoins et vos attentes.

Assurance.info

Diaporama : Alain Bazot, président de l’UFC-Que Choisir


Pierre Vassal

Médiatique président de l’UFC-Que Choisir, la plus importante association de consommateurs en France, Alain Bazot expose sa position sur l’action de groupe et revient sur des grands sujets assurantiels dans le collimateur de l’association : la résiliation infra-annuelle, l’assurance emprunteur, l’optique ou la «GUL».

Découvrez notre diaporama, issu de l’interview d’Alain Bazot, à retrouver dans l’Argus du 19 décembre.

«L’action de groupe doit intervenir comme une épée de Damoclès pour inciter les entreprises mises en cause à privilégier la voie de la médiation. À la condition expresse que la médiation soit réellement indépendante des entreprises. Et ça, ce n’est pas gagné.» – © Pierre Vassal

«Une des vertus de la résiliation [infra-annuelle, NDLR] sera sans doute d’inciter les assureurs à chouchouter leurs clients. Jusqu’à présent, un assuré n’était pas «fidèle» mais «captif». Ce qui est antinomique de toute notion de concurrence.» – © Pierre Vassal

«Il a fallu s’y prendre à plusieurs reprises pour enfin dynamiser le secteur [de l’assurance emprunteur, NDLR]. Il ne faut pas oublier la relation très inégalitaire qui existe entre une banque et un emprunteur. Désormais, on peut presque signer les yeux fermés le contrat d’assurance puisqu’on a un an pour faire le tour de la place et en changer…» – © Pierre Vassal

«La seule façon pour les complémentaires de réguler le marché [de l’optique, NDLR] consiste en la création de réseaux de soins. Ils doivent être le plus transparent possible sur les appels d’offres, la liste des opticiens affiliés, etc.» – © Pierre Vassal

«Nous défendons une garantie obligatoire des bailleurs contre les loyers impayés. Nous sommes, en revanche, plus réservés sur une suppression de la garantie des risques locatifs (GRL).» – © Pierre Vassal


L’Argus de l’Assurance – Acteurs

Mutuelles : UFC-Que Choisir pour la suppression de la Sécu étudiante

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir

Devant les dysfonctionnements du système de sécurité sociale étudiante, UFC-Que Choisir appelle à une suppression de ces mutuelles et à une affiliation des étudiants au régime général. Une proposition qui rejoint notamment un rapport de la Cour des comptes de septembre 2013.

Les mutuelles étudiantes sont une nouvelle fois pointées du doigt. L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir, dans une pétition lancée sur son site internet jeudi 30 janvier 2014, appelle les étudiants à se manifester pour refondre le régime de la Sécurité sociale auquel ils sont affiliés. Dans son manifeste, UFC-Que Choisir rappelle les principaux griefs reprochés à ces mutuelles : un « système coûteux » et surtout une « gestion inefficace » et une « organisation complexe pour les étudiants ». En conséquence, l’association n’y va pas par quatre chemins, exigeant la suppression de ces organismes. « Les étudiants doivent rejoindre le régime général d’assurance maladie, car eux aussi ont droit à la vraie “sécu” », assène l’association. Les étudiants ne sont en effet pas affiliés à l’Assurance maladie mais disposent d’une Sécurité sociale spécifique dont la gestion est déléguée aux mutuelles étudiantes.

Plusieurs mois pour obtenir une carte Vitale

Principal écueil des mutuelles étudiantes selon l’UFC-Que Choisir, le service rendu par ces dernières à leurs assurés, qui ont déjà renoncé pour plus d’un quart (27%) à voir un médecin. « Comment s’en étonner, alors qu’un tiers d’entre eux attend encore sa carte Vitale plus de trois mois après son inscription, ne pouvant accéder à des remboursements rapides et au tiers payant ? », interroge l’association. Un constat qui rejoint notamment les conclusions de la Cour des comptes. Dans un rapport de septembre 2013, les Sages de la rue Cambon notaient ainsi que « seulement un quart des étudiants déclarent de fait avoir bénéficié d’une carte Vitale en état de fonctionnement moins d’un mois après leur affiliation quand 10 % n’en étaient toujours pas dotés neuf mois plus tard ».

Une chance sur 14 de réussir à joindre la LMDE

Le traitement des demandes d’information des étudiants serait également loin d’être concluant. Toujours selon la Cour des comptes, un affilié à la LMDE, la première mutuelle étudiante de France, avait 7% de chance de la joindre par téléphone, soit « une chance sur 14 ». Alors que le nombre d’appels a été multiplié par 3,7 à la LMDE entre 2008 et 2012, le niveau des demandes satisfaites s’est réduit. « Il faudrait que la LMDE multiplie par au moins trois le nombre de lignes pour obtenir une qualité comparable aux mutuelles étudiantes les mieux notées », notait la Cour des comptes en septembre dernier. A ce traitement défaillant des appels s’ajoute un accueil physique qui l’est tout autant, alors même que « la qualité très insuffisante des relations à distance le rendait parfois indispensable ».

Or selon l’UFC-Que Choisir, la présence de plusieurs acteurs dans chaque région française, à laquelle s’ajoute « une dualité de missions », les mutuelles étudiantes commercialisant étalement des complémentaires santé, nécessite une information de qualité sur les prestations servies. « En conséquence, les étudiants peinent à s’y retrouver : seuls 39 % comprennent précisément le rôle des mutuelles étudiantes. Pire, 37 % des étudiants de 1ère année ignorent que les complémentaires santé proposées par ces mutuelles sont facultatives ! ».

Un coût exorbitant

Le portrait sans fard de la sécurité sociale étudiante est enfin écorné par son coût. « Trop petites pour profiter d’économies d’échelles, les mutuelles étudiantes bénéficient chaque année de 93 millions d’euros d’aides publiques pour couvrir leur gestion dispendieuse, rapporte l’UFC-Que Choisir. Avec un taux de frais de gestion de 13,7 %, elles sont trois fois moins efficaces que l’Assurance maladie. » Une raison de plus, pour l’association, de supprimer ces régimes et d’intégrer les étudiants au régime général de sécurité sociale.

Sur l’actualité de l’assurance santé
Les mutuelles autorisées à mieux rembourser certaines lunettes ou prothèses dentaires

 


Tout sur l'assurance

Comment choisir son assurance vie parmi toutes les offres du marché ?

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AVIS D’EXPERT VIDEO – Parmi la multitude de contrats d’assurance vie, le choix est parfois compliqué pour les épargnants. Olivier Beaufils, animateur formateur à la Carac, nous explique ce qu’il faut savoir avant de souscrire une assurance vie.

Monosupport, multisupports, foultitude de distributeurs, le choix d’un contrat d’assurance vie se révèle souvent être un casse-tête pour les épargnants. Cependant, selon les profils, le type de contrat peut être très important pour les souscripteurs. Olivier Beaufils, formateur à la Carac, apporte ici ses conseils d’expert pour choisir au mieux son contrat d’assurance vie.

Un placement aux nombreux avantages

« Aujourd’hui encore, c’est le placement préféré des Français », note Olivier Beaufils. Et ce n’est pas pour rien, « c’est un placement qui apporte des taux de rendement tout à fait cohérents » explique-t-il. En outre, la fiscalité de l’assurance vie reste avantageuse. « La fiscalité est allégée en cours de vie du contrat et la finalité est tout aussi avantageuse », expose le formateur de la Carac. Il est donc intéressant pour beaucoup de regarder de plus près l’assurance vie comme une solution d’épargne.

Connaître sa finalité

Pour Olivier Beaufils, il est primordial de savoir à l’avance « ce que l’on souhaite faire de l’épargne que l’on s’apprête à mettre en place ». « Bien malin celui qui va réussir à prévoir son projet, le quantifier et lui donner une date d’échéance », poursuit notre expert. Ainsi, l’épargnant pourra faire le tri dans les contrats d’assurance vie qui s’offrent à lui et décider lequel lui convient le mieux. Par ailleurs, Olivier Beaufils insiste sur l’importance du choix de la société gérante. « Au-delà des taux de rendement affichés sur les vitrines des professionnels, il faut également faire attention à la santé de l’entreprise », prévient-il. Il faut donc demander à l’entreprise d’expliquer « de quelle manière elle a distribué le taux ».


Tout Sur l'Assurance-Vie

A choisir, plus d’un Français sur sept préfèrent les vacances à la santé

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S’ils n’avaient pas le choix, 15% des personnes interrogées partiraient quand même en vacances au lieu de se soigner, d’après un récent sondage. Un phénomène qui commence à inquiéter les complémentaires santé.

 Une part non négligeable de Français serait prêt à renoncer à se soigner plutôt que de tailler dans d’autres dépenses. Preuve de la baisse du pouvoir d’achat sous fond de récession : 43% d’entre eux déclarent, à choisir, préférer contracter un crédit plutôt que d’engager des dépenses de santé, selon un sondage réalisé auprès de 1 039 personnes par OpinionWay pour le compte de la Macif. 35% des individus interrogés seraient également capables de renoncer à des soins afin de ne pas réduire leur budget alimentaire.
Mais l’argument économique n’explique pas tout : 18% des répondants sacrifieraient leur santé pour… partir en vacances ! Dans le même genre, 15% ne voudraient pas baisser leurs dépenses de loisir au détriment des soins et 11% feraient de même pour le « high-tech » (téléphonie, informatique…) ou les vêtements. « La santé est en train de devenir un bien de consommation comme un autre », analyse Bruno Jeanbart, directeur général adjoint chez OpinionWay.

Risque de « démutualisation »

D’ailleurs, de plus en plus de Français s’interrogent sur l’intérêt ou non de souscrire à une « mutuelle ». « C’est particulièrement vrai des jeunes confrontés plus que jamais à la précarité et à des moyens financiers limités, qui peuvent se demander pourquoi cotiser alors qu’ils sont en pleine santé », constate Catherine Touvray, directrice générale de Macif Mutualité. Avec 800 euros de cotisation en moyenne par an, une assurance santé représente, il est vrai, un budget conséquent.
Certes, avec plus de 84% de Français disposant d’une complémentaire, on est loin de la « démutualisation » tant crainte par les pouvoirs publics. Il n’empêche, les niveaux de remboursement de la Sécurité sociale ne cessant de baisser sous l’effet des différentes politiques de maîtrise des dépenses de santé, la part prise en charge par les assurances santé va grandissant. « Sans complémentaire santé, on renonce plus facilement aux soins et on finit par… tomber malade », prévient Emmanuelle Fantino, vice-présidente de Macif Mutualité.
Pour éviter à tout prix ce phénomène d’abandon et mieux s’adapter aux besoins et aux contraintes financières de chacun, la mutuelle d’assurance vient d’élargir sa gamme santé des deux côté du spectre. L’adhérent a le choix entre non plus quatre, mais entre onze formules allant de l’entrée de gamme proposant le strict minimum (consultations médicales, pharmacie, laboratoires d’analyse, soins dentaires et hospitalisation) jusqu’au haut de gamme proposant de nombreux forfaits (ostéopathie, chambre particulière à l’hôpital, orthodontie, prothèse auditive, cure thermale…). A voir si cet élargissement arrivera à convaincre les plus rétifs à la couverture santé.

 

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