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Nicolas Gomart : « Je suis serein pour l’avenir »

INTERVIEW – Nicolas Gomart, directeur général du groupe Matmut revient sur le rapprochement manqué entre la mutuelle rouennaise et AG2R La Mondiale.

Comment avez-vous appris la décision des conseils d’administration de la Mondiale et de la sommitale ?

J’ai pris connaissance des intentions et des décisions, notamment me concernant, directement lors des conseils d’administration. Je n’avais été informé en aucune façon du contenu précis de ces deux réunions qui avaient été convoquées de façon extraordinaire.

Imaginiez-vous que ces convocations extraordinaires pouvaient concerner une procédure de divorce ?

Traditionnellement, lors de rapprochements, il y a des discussions qui sont légitimes et que nous menons entre nous. Mais de là à penser que cela amène à une décision aussi soudaine et aussi lourde de conséquence, il y a un pas que j’avoue ne pas avoir franchi.

Quels éléments ont conduit à la fin du regroupement AG2R La Mondiale Matmut ?

Qu’il y ait une différence de culture d’entreprise c’est une réalité. Et je souscris à ce qui a été dit sur ce sujet. Cela reste intangible. Mais AG2R La Mondiale est un groupe qui s’est constitué progressivement autour d’entités qui se sont rapprochées. C’est un bel ensemble. La Matmut est plus endogène. Notre maison s’est construite essentiellement de manière organique, avec un sentiment d’appartenance extrêmement fort de nos salariés. Le mariage d’un modèle ouvert à un modèle centré sur une histoire unique s’est révélé plus compliqué.

Dans quel état d’esprit êtes-vous vis-à-vis de ce rapprochement manqué ?

Je suis serein face à l’avenir, car la Matmut va bien. Elle n’avait pas besoin de ce rapprochement pour vivre. C’était finalement deux groupes en bonne santé qui se rapprochaient. Depuis 18 mois nous avons poursuivi notre croissance et nos résultats ont été salués unanimement. Nous avons tous les éléments en mains pour continuer notre route de manière favorable. Nous trouverons très certainement des relais pour compenser ce que nous envisagions de faire avec AG2R La Mondiale.

Êtes-vous allé trop vite dans le processus de rapprochement ?

Je ne pense pas. La lenteur est aussi susceptible de créer des problèmes. Si c’était à refaire, je le referais dans le même tempo.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Nous sommes dans une phase où nous avons appris, non sans une certaine surprise, la décision d’AG2R La Mondiale d’engager une procédure de divorce. Nous avons acté cette décision et nous allons entamer un processus de détricotage de ce que nous avions mis en place récemment.
Nous allons passer par une séquence juridique visant à désaffilier La Mondiale de la Sgam Matmut la Mondiale et désaffilier la Sgam Matmut La Mondiale de la Sgam AG2R La Mondiale Matmut. Tout ceci sous réserve de l’approbation des instances compétentes et de l’ACPR.

Après l’épisode Sferen, et celui d’AG2R La Mondiale, la Matmut est-elle difficile à marier ?

Je ne sais pas si la Matmut est difficile à marier. Mais ce n’est pas nous qui avons demandé le divorce.

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Bancassurance : Amende record pour La Banque Postale

Le superviseur bancaire français a infligé à La Banque Postale une amende record de 50 millions d’euros pour des manquements dans son dispositif de lutte contre le financement du terrorisme, une sanction contre laquelle la banque a décidé lundi d’engager un recours.

Il s’agit de la plus lourde sanction pécuniaire décidée à l’encontre d’une banque par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui régule les secteurs de la banque et de l’assurance. L’autorité a également assortie cette amende d’un blâme.

“Ces sanctions répriment une carence grave du dispositif de détection” des opérations réalisées par ou pour des personnes ou entités visées par des mesures de gel des avoirs suite à leur implication dans des activités terroristes ou des violations du droit international, a expliqué l’ACPR dans un communiqué.

Pour l’instance, ce dispositif “n’était pas conforme aux obligations applicables dans ce domaine et (…) pas à la hauteur de ce qui est attendu d’un organisme de taille significative appartenant de surcroît au secteur public”.

La Banque Postale a indiqué de son côté avoir décidé d’engager un recours devant le Conseil d’Etat contre cette sanction qu’elle estime “particulièrement sévère”.

Les faits reprochés par l’ACPR concernent le fonctionnement des mandats cash nationaux (MCN), qui permettaient de transférer très rapidement jusqu’à 1.500 euros à un tiers, et le gel des avoirs, qui oblige un établissement à bloquer les actifs de toute personne ou société sanctionnée par les autorités.

Ce service de mandat cash nationaux, qui était accessible à tous les particuliers, a été supprimé par La Banque Postale dès le 1er janvier 2018.

Des manquements longtemps ignorés

Dans le détail, le superviseur bancaire reproche notamment à La Banque Postale de ne pas s’être “dotée d’un dispositif lui permettant de détecter, avant leur exécution, les opérations de MCN au bénéfice de personnes faisant l’objet d’une mesure européenne ou nationale de gel des avoirs”.

La banque “a, entre le 1er décembre 2009 et le 13 mars 2017, exécuté au moins 75 opérations de MCN pour le compte de 10 clients dont les éléments d’identité (nom, prénom et date de naissance) correspondent à ceux de personnes qui faisaient l’objet, à la date des opérations, d’une mesure de gel, dans 9 cas sur 10 en raison d’activités terroristes”, détaille l’autorité de contrôle dans sa décision.

En outre, bien que La Banque Postale ait dès début 2013 identifié cette carence au niveau des mandats cash, “aucune action correctrice n’avait encore été mise en oeuvre au moment du contrôle sur place effectué par l’ACPR de mars à juillet 2017”, pointe l’ACPR.

“En raison du nombre des opérations exécutées et des montants totaux en cause, cette carence affectait l’efficacité du dispositif français de gel des avoirs”, poursuit-elle.

L’ACPR rappelle ainsi que sur la seule année 2016 ce service de MCN a représenté un total de 5,5 millions d’opérations pour un montant d’environ 1,3 milliard d’euros.

Derniers faits aggravants pour l’ACPR, les lacunes détectées et les informations “s’y rapportant n’avaient pas été soumises au comité des risques du conseil de surveillance de cet établissement et celles transmises aux services de l’ACPR à ce sujet étaient erronées”.

Pour sa défense, La Banque Postale rappelle dans un communiqué avoir pour “caractéristique d’être le seul établissement bancaire du territoire dont les services sont accessibles à tous, clients ou non”.

“Les mandats suspectés par l’ACPR représentent ainsi 0,00027% du montant total des mandats nationaux sur la période étudiée, soit seulement quelques dizaines de mandats pour un montant global de quelques milliers d’euros”, se défend l’établissement.

“En outre, aucun des faits reprochés n’est en soi constitutif d’une opération de blanchiment ou de financement du terrorisme. Tous les contrôles effectués ont permis de mettre en évidence l’absence de telles opérations”, garantit La Banque Postale.

L’an dernier, l’ACPR avait signalé à la justice ces mêmes dysfonctionnements qui avaient conduit à l’ouverture par le parquet de Paris d’une enquête, confiée en septembre 2017 à la brigade financière.

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Frais de Santé : Des coûts en hausse pour 2019

STORY / INFOGRAPHIE – Selon le courtier Willis Towers Watson, les frais de santé devraient connaître une nouvelle hausse pour l’année 2019, et ce partout dans le monde. News Assurances Pro fait le point en vidéo sur la progression des coûts à travers les différents continents.

Les coûts des prestations de santé devraient augmenter significativement dans le monde en 2019, selon la dernière enquête réalisée par Willis Towers Watson. Ainsi, le courtier table sur une inflation de 7,6% du coût des soins de santé pour l’année prochaine, soit un taux en légèrement augmentation par rapport à 2018 (7,1%).

Comme indiqué dans le tableau ci-dessous, les plus faibles progressions sont attendues en Europe, avec 5% d’augmentation en moyenne, tandis que les plus fortes sont prévues au Moyen-Orient et en Afrique, où les coûts devraient augmenter de 12,4%.

Alors que le courtier prévoit une flambée du prix des médicaments comme facteur important au cours des cinq prochaines années, News Assurances Pro fait le point en vidéo.

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Résultat 2018 T3 : Légère hausse du chiffre d’affaires pour Axa

L’assureur français Axa a vu son chiffre d’affaires légèrement augmenter sur les neuf premiers mois de l’année, tiré notamment par une bonne dynamique commerciale en Europe.

Les revenus du groupe ont progressé de 0,6% sur un an à 75,8 milliards d’euros en données publiées, cette hausse s’établissant à 3,6% en données comparables, en raison d’un effet de changes lié aux activités du groupe, notamment aux États-Unis et en Asie.

Dans le détail, l’assureur a bénéficié d’une hausse des ventes en Europe, plus particulièrement en Espagne (+5%) et en Italie (+20%), où les ventes de produits d’épargne et prévoyance bondissent grâce à un partenariat avec la banque italienne Banco Monte dei Paschi de Siena (BMPS).

En France, la croissance des revenus est également notable (+6% à 18,9 milliards d’euros), tirée par la branche vie, épargne retraite et l’assurance santé. En revanche, l’assurance dommages accuse un recul des ventes auprès des particuliers et reste stable sur les entreprises. Depuis le début de l’année, l’assureur a accentué sa stratégie sur le
continent américain notamment avec le rachat du réassureur bermudien XL pour 12 milliards d’euros, finalisé le 12 septembre dernier.

Cette acquisition influe sur la période sur le ratio de solvabilité de l’assureur qui tombe à 195% contre 233% à fin juin. Les activités de cette nouvelle entité, nommée Axa XL, sont consolidées à partir du 1er octobre, a indiqué Gérald Harlin, directeur général adjoint et
directeur financier du groupe, lors d’une conférence téléphonique. Avec pour conséquence l’intégration des coûts associés à l’ouragan Michael, survenu en octobre aux États-Unis, évalués à 200 millions d’euros avant impôts et net de réassurance.

“Ceci est environ le double du niveau de charges lié aux catastrophes naturelles habituellement observé au cours d’un quatrième trimestre”, indique l’assureur dans un communiqué, toutefois son impact sera “non matériel à l’échelle du groupe Axa”. En gestion d’actifs, Axa IM affiche entre janvier et septembre une décollecte nette de 5 milliards d’euros ainsi qu’une décollecte nette de 7 milliards d’euros dans sa filiale Alliance Bernstein.

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Nomination : Une nouvelle directrice générale pour Axa Espagne

Axa annonce la nomination d’Olga Sánchez comme nouvelle directrice générale d’Axa Espagne. Elle prendra ses fonctions au 1er avril 2019 pour succéder au français Jean-Paul Rignault qui prendra sa retraite.

Le groupe Axa vient de nommer Olga Sánchez, actuelle directrice financière d’Axa Espagne, comme nouvelle directrice générale de l’entité espagnole. Elle prendra ses fonctions à compter du 1er avril 2019 et succédera au Français Jean-Paul Rignault, qui fera valoir ses droits à la retraite après plus de 35 ans de carrière au sein du groupe. « Afin de garantir une transition en douceur, Olga Sánchez sera nommée directrice générale adjointe à compter du 1er janvier 2019 et restera directrice financière pendant la période de transition », précise l’assureur dans un communiqué. Par ailleurs elle devient membre du comité des partenaires du groupe Axa.

Actuaire, diplômée de l’Université de Madrid, Olga Sánchez est entrée chez Axa Seguros il y a 14 ans et a effectué l’ensemble de sa carrière au sein de l’entité espagnole dont elle est membre du conseil d’administration et du comité exécutif depuis janvier 2016.

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