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Tarifs, tiers-payant… : ce qui change pour l’assurance en 2017

L’année 2017 devrait être synonyme d’augmentation pour les assurés : hausse des tarifs d’assurance auto, habitation et santé, relèvement de la taxe terrorisme, … Le point sur ce qui va changer en 2017 dans l’assurance.

ce qui va changer en 2017 dans l'assurance

 

1.Hausse en vue des tarifs d’assurance
2.Augmentation de la taxe terrorisme
3.Entrée en vigueur du tiers-payant
4.Loi justice : le défaut d’assurance auto davantage surveillé

 

• Hausse en vue des tarifs d’assurance

Selon une compilation réalisée par le quotidien Les Echos, les tarifs des contrats d’assurance auto, multirisques habitation (MRH) et santé devraient très certainement augmenter en 2017. Ainsi, la hausse des primes d’assurance auto devrait être comprise entre 0,5 et 2,5%, entre 1 et 4% pour l’assurance multirisques habitation et de 2 à 4% pour les mutuelles santé.

En cause, une augmentation des intempéries cette année conjuguée à une mauvaise définition du risque par les assureurs (zones inondables non identifiées) qui ont dû mettre la main à la poche pour indemniser leurs assurés concernant l’assurance habitation. En auto, les assureurs pointent essentiellement la hausse continue ces dernières années du prix des pièces détachées (+2% en 2016) qui fait de facto croître le coût de la réparation. Côté santé, les professionnels soulignent la hausse continue des dépenses de santé, évoquant notamment l’augmentation du prix de la consultation chez un médecin généraliste de 23 à 25 euros au 1er mai 2017. Par ailleurs, les assureurs doivent compenser la perte de rentabilité occasionnée par la généralisation de la complémentaire santé dans les entreprises du privé au 1er janvier 2016, les contrats collectifs étant moins rentables que les contrats individuels.

Enfin, dernier argument mis en avant par les compagnies d’assurance : la loi Hamon. Comme celle-ci donne la possibilité de résilier plus facilement ses assurances auto et habitation, les assureurs ont jusqu’ici gelé leurs tarifs mais ne peuvent plus se le permettre aujourd’hui par un effet mécanique.

• Augmentation de la taxe terrorisme

C’est une cause indirecte de l’augmentation des tarifs des contrats d’assurance de biens. Plus clairement, la « taxe terrorisme » est prélevée sur chaque contrat d’assurance auto ou encore habitation. Or, fixée actuellement à 4,30 euros, elle va être relevée de 1,60 euros à 5,90 euros au 1er janvier 2017. Un nouveau coup pour le portefeuille des ménages. Pour rappel, cette taxe sert à financer le Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d’autres infractions (FGTI) qui indemnise les victimes du terrorisme et d’infractions pénales ainsi que leurs proches. Son principal financement provient de la « taxe terrorisme » puisque ce Fonds ne reçoit pas de dotation budgétaire de l’Etat.

• Entrée en vigueur du tiers-payant

L’année 2017 verra également la généralisation du tiers-payant pour tous les assurés français. Au 30 novembre 2017, lorsqu’un patient consultera son médecin généraliste, il n’aura plus aucun frais à avancer grâce au tiers-payant sur la part obligatoire prise en charge par la Sécurité sociale. Mais attention, les assurés devront toujours avancer la part remboursée par leur mutuelle santé (s’ils en possèdent une), cette partie de la mesure ayant été censurée par le Conseil constitutionnel. Dans les faits, c’est le principe qui s’applique déjà dans les pharmacies et les laboratoires.

Concrètement, lorsque votre consultez votre généraliste, vous payez 23 euros. La Sécurité sociale vous en rembourse 15,10 euros et votre complémentaire santé prend en charge le reste (6,90 euros). Seule une franchise d’un euro demeure quoi qu’il arrive à votre charge. Avec le tiers-payant généralisé tel qu’inscrit à la base dans la loi, vous n’auriez plus eu aucun frais à avancer sans la censure du Conseil constitutionnel.

A compter du 30 novembre 2017, sur les 23 euros que coûte une consultation, vous ne paierez donc plus à votre médecin que les 6,90 euros (soit la partie remboursée par la mutuelle), le tiers-payant jouant sur la partie remboursée par la Sécu, soit les 15,10 euros.

Le choix de pratiquer ou non le tiers-payant sur la partie complémentaire santé sera laissé aux médecins.

Loi justice : le défaut d’assurance auto davantage surveillé

La loi de modernisation de la Justice du XXIème siècle transforme en amende la conduite sans assurance auto (article 35). Actuellement, conduire sans assurance auto est constitutive d’un délit et passible d’une amende de 3.750 euros assortie d’une suspension de permis de 3 ans.

Désormais, la conduite sans assurance sera automatiquement sanctionnée par une amende de 800 euros et ne sera plus considérée comme un délit, sauf cas de récidive. Cette amende sera délivrée plus rapidement qu’aujourd’hui et sera surtout plus élevée que le montant moyen de celles délivrées jusqu’ici.

Il faut savoir que le conducteur est responsable des dommages (corporels et matériels) qu’il pourrait causer à autrui, c’est ce que l’on appelle la responsabilité civile. Or sans assurance pour indemniser ces dégâts, c’est au Fonds de garantie de rembourser les victimes, d’où l’obligation créée par la loi de s’assurer à minima en responsabilité civile auto. Pourtant, le nombre d’automobilistes sans assurance ne cesse de croître au fil des ans (+1,09% en 2015).

Autre disposition inscrite dans la loi Justice, la création d’un fichier recensant les véhicules assurés. L’idée est là encore de lutter contre les défauts d’assurance. En parallèle, un second fichier « des véhicules susceptibles de ne pas satisfaire à l’obligation d’assurance » sera mis en place.

Aucune date précise d’entrée en vigueur n’a été fixée par la loi. Toutefois, il est indiqué dans le texte qu’un « décret en Conseil d’état fixe les modalités d’application et les dates de l’entrée en vigueur du présent article, qui intervient au plus tard le 31 décembre 2018 ».

Les contrats santé seniors, aux oubliettes ?

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2016 prévoit la labellisation de contrats de complémentaires santé à destination des seniors et retraités de 65 ans et plus. Or, les décrets d’application sont toujours en attente : des ébauches de textes ont filtré sans aboutir à une publication au Journal Officiel. Autrement dit, avec l’arrivée de l’élection présidentielle en avril-mai 2017, il est fort probable qu’ils ne le soient jamais et que la mesure finisse aux oubliettes.

 


Tout Sur L Assurance

Nomination : Changement de directeur général pour Vyv

Le groupe Vyv va changer de directeur général. François Venturini sera remplacé par Stéphane Dedeyan.

François Venturini laissera les clés du groupe Vyv à Stéphane Dedeyan, ancien directeur général délégué de Generali France, selon un communiqué de presse, confirmant une information révélée par la Lettre de l’Assurance. La passation devrait s’effectuer entre octobre, date d’arrivée de Stéphane Dedeyan comme directeur général délégué et fin janvier prochain.

Âgé de 52 ans, Stephane Dedeyan, diplômé de HEC et de l’Institut des actuaires français, avait quitté ses fonctions chez Generali France en septembre 2017, quelques mois après le départ d’Eric Lombard. Il avait rejoint l’assureur italien en 1999, d’abord comme inspecteur des risques professionnels au sein de GPA, avant d’en devenir le directeur général délégué en 2013.

Lire la suite ici : Nomination : Changement de directeur général pour Vyv (source : News Assurances Pro – Media Indépendant des assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance)

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Résultats 2018 S1 : Bénéfice net en hausse pour Swiss Life

L’assureur suisse Swiss Life a poursuivi sur sa lancée au premier semestre, publiant mardi des chiffres en hausse grâce aux recettes issues des frais et commissions, et a annoncé la nomination d’un nouveau directeur financier.

Sur la période allant de janvier à fin juin, son bénéfice s’est accru de 7% à 561 millions de francs suisses (496 millions d’euros) tandis que son bénéfice d’exploitation a progressé de 6% à 801 millions de francs suisses, a-t-il indiqué dans un communiqué. Les recettes retirées des primes ont augmenté de 4% en monnaie locale, à 10,7 milliards de francs, sous l’impulsion de la Suisse et de la France, son plus gros marché à l’étranger.

Le produit des placements s’est lui établi à 2,2 milliards de francs suisses, dégageant un rendement direct (non annualisé) stable de 1,5%, a détaillé l’assureur zurichois. “Swiss Life est parvenue à maintenir son évolution positive au premier semestre 2018”, a déclaré Patrick Frost, son directeur général, cité dans la communiqué, qui s’est dit satisfait de la progression des frais et commissions.

Alors que les assureurs évoluent dans un environnement difficile face à la pression des taux d’intérêt bas, Swiss Life avait fait le choix de se recentrer sur ses activités les plus rentables, en mettant en particulier l’accent sur les revenus issus des frais et commissions. “Swiss Life a publié des résultats très solides pour le premier semestre 2018”, a réagi Stefan Schuermann, analyste chez Vontobel, dans un commentaire boursier, soulignant que ces résultats montraient notamment l’attrait de la bonne diversification de ses sources de revenus.

Lors de la publication de ses résultats, le groupe a annoncé la nomination de Matthias Aellig, l’actuel chef de la gestion des risques, âgé de 47 ans, à la direction des finances. Il va reprendre le flambeau auprès de Thomas Buess (61 ans) qui a décidé après 10 au sein du groupe de mettre à profit son expérience sans toutefois assumer de fonctions exécutives, a expliqué Swiss Life.

Lire la suite ici : Résultats 2018 S1 : Bénéfice net en hausse pour Swiss Life (source : News Assurances Pro – Media Indépendant des assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance)

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Résultats 2018 S1 : Allianz confiant pour réaliser ses objectifs annuels

Le premier assureur mondial Allianz a fait état vendredi d’une baisse de son bénéfice net au deuxième trimestre, en raison d’une perte sur la cession d’un portefeuille dans l’assurance-vie à Taïwan, tout en confirmant son objectif de résultat opérationnel sur l’année.

D’avril à juin, le bénéfice net part du groupe a reculé de 5,2% à 1,89 milliard d’euros, mais reste supérieur au solde de 1,8 milliard d’euros sur lequel tablait un panel d’analystes interrogé par le prestataire de services financiers Factset.

L’effet négatif de la cession d’un “portefeuille traditionnel d’assurance-vie à Taïwan”, pour un montant non communiqué, n’a pu être compensé par une charge fiscale inférieure sur le bénéfice imposable, explique l’assureur munichois. Au plan opérationnel, le trimestre s’est bien déroulé, avec une hausse de 2,9% du chiffre d’affaires, à 30,9 milliards d’euros, et un résultat opérationnel s’appréciant de 2,3% à 2,99 milliards d’euros, légèrement mieux que la prévision du consensus de Factset à 2,9 milliards d’euros.

Ces indicateurs en hausse sur une an ont été obtenu “malgré les handicaps liés aux instabilités géopolitiques et aux fluctuations de devises”, explique l’assureur dans un communiqué. Les trois branches d’activité du groupe, l’assurance-dommage, l’assurance-vie et santé et la gestion d’actifs, ont vu leur chiffre d’affaires monter sur un an. En ce qui concerne le résultat opérationnel, seul celui de l’assurance-vie et santé est en recul (-4,6% sur un an) en raison de marges moins élevées sur les placements financiers en Espagne et en Allemagne dans la branche vie, dans un environnement de taux qui demeure au plus bas en zone euro. Des effets de change négatifs ont aussi joué, principalement le dollar faible qui a pesé sur les comptes.

“Nous restons en bonne voie pour atteindre notre objectif de résultat opérationnel annuel en 2018”, a néanmoins souligné Oliver Bäte, le PDG du groupe, cité dans un communiqué. Allianz vise sur l’année un bénéfice opérationnel de 11,1 milliards d’euros, avec une marge à la hausse ou à la baisse de 500 millions en fonction des événements, crises ou catastrophes naturelles. Ce résultat s’est élevé à 5,8 milliards d’euros au premier semestre, en retrait d’1,8% sur un an.

Le géant munichois, qui pèse près de 80 milliards d’euros en Bourse, a lancé début juillet un programme de rachat d’actions allant jusqu’à un milliard d’euros, lequel va s’achever fin septembre, toutes les actions ramassées devant être annulées.

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Résultats 2018 S1 : Net recul du bénéfice pour Axa

L’assureur français Axa a fait état jeudi d’un bénéfice net en baisse de 14% au premier semestre par rapport à la même période en 2017, sous l’effet principalement d’éléments exceptionnels qui ont assombri l’amélioration des performances d’exploitation.

Sur les six premiers mois de l’année, le bénéfice net a atteint 2,8 milliards d’euros, a précisé le groupe dans un communiqué financier. Axa fait ainsi légèrement moins bien que ne l’attendaient en moyenne les analystes interrogés par le fournisseur de données financières Factset. Le recul du bénéfice net s’explique pour l’essentiel par divers effets exceptionnels négatifs: l’un est dû notamment à la réorganisation des opérations d’assurance vie collective en Suisse, qui s’est comme prévu traduite par une facture de quelque 340 millions d’euros; un autre est lié à une charge comptable consécutive à la remontée des taux.

Du point de vue opérationnel, en revanche, l’assureur affiche un bilan flatteur, avec une hausse de 4% de son bénéfice d’exploitation. Corrigée des effets de changes, la progression est encore meilleure et atteint 9%. Son chiffre d’affaires ressort quant à lui en léger repli de 1%, à 53,6 milliards d’euros, mais progresse de 3% une fois gommé l’impact des effets de change et dépasse cette fois les espérances des analystes.

“Nous constatons une dynamique de croissance soutenue pour l’ensemble de nos zones géographiques, en particulier en France et en Europe, ainsi que dans nos segments cibles, avec une hausse du volume d’affaires nouvelles de 10% en prévoyance et une croissance du chiffre d’affaires de 7% en santé”, s’est félicité Thomas Buberl, le directeur général du groupe, cité dans le communiqué. Ces résultats traduisent “une forte accélération de la transformation du groupe”, a par ailleurs souligné son directeur financier, Gérald Harlin, lors d’une téléconférence de presse.

Axa a lancé en 2016 un nouveau plan stratégique pour l’horizon 2020 qui prévoit de réduire sa dépendance aux risques de marchés et à l’assurance vie, au profit d’activités jugées désormais plus porteuses telles que la santé ou l’assurance dommage pour les entreprises.

Lire la suite ici : Résultats 2018 S1 : Net recul du bénéfice pour Axa (source : News Assurances Pro – Media Indépendant des assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance)

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