Français

Tiers-payant : généralisation à tous les Français par étapes

La ministre de la Santé Marisol Touraine a confirmé le 9 mars 2015 que la prise en charge directe par la Sécurité sociale et les complémentaires santé des consultations médicales sera étendue à l’ensemble des assurés d’ici le 31 décembre 2017.

La ministre de la Santé Marisol Touraine lors de la présentation à la presse le 9 mars 2015 du projet de loi Santé

Marisol Touraine persiste et signe. En dépit des grèves de praticiens et de la manifestation des professionnels de santé prévue le 15 mars, la ministre de la Santé confirme que le tiers-payant sera bien étendu aux consultations médicales. A l’image de la majeure partie des pharmacies, des laboratoires médicaux et des cabinets de radiologie qui l’appliquent déjà, les Français pourront demain ne plus avancer d’argent lorsqu’ils vont voir leur médecin grâce à une prise en charge directe du coût de la consultation par l’Assurance maladie et leur complémentaire santé.

 
Cette généralisation du tiers-payant constitue la mesure phare du projet de loi Santé dont l’examen début la semaine prochaine à l’Assemblée nationale. « Il s’agit d’une avancée sociale majeure. Cela va favoriser l’accès au soin », a martelé Marisol Touraine lors de la présentation du texte à la presse le 9 mars 2015. D’après une étude de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES) publiée en juin 2014, 14,5% des assurés sociaux ne vont pas consulter un médecin pour des motifs économiques. En évitant aux patients de débourser le moindre euro, le gouvernement espère faire baisser ce pourcentage.

Trois étages

Le tiers payant sera généralisé progressivement. « Il y aura trois étages dans la fusée », a illustré Marisol Touraine. Premièrement, la mesure, déjà en vigueur pour les bénéficiaires de la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C), va être étendue, le 1er juillet 2015, aux bénéficiaires de l’aide à l’acquisition de la complémentaire santé (ACS). Cette aide financière est accordée aux personnes disposant de revenus trop élevés pour avoir accès à la CMU-C, mais pas assez pour s’offrir une « mutuelle ». La généralisation du tiers payant aux bénéficiaires de l’ACS est d’ores et déjà sur les rails. Elle figurait dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2015.

Deuxièmement, les assurés, qui bénéficient d’un remboursement à 100% n’auront plus de frais à avancer pour les consultations médicales à compter du 1er juillet 2016. « Cela représente 15 millions de Français et la moitié des actes médicaux », a souligné la ministre. Seront concernés les patients atteints d’une maladie grave comme un cancer – on parle d’affection de longue durée (ALD) -, les victimes d’accidents du travail ou les femmes enceintes.

Un droit en 2018

Enfin, à partir du 1er janvier 2017 et jusqu’au 31 décembre 2017, le tiers-payant va être généralisé petit à petit à l’ensemble des assurés. En clair : les médecins vont disposer d’un délai de douze mois pour se mettre en conformité avec la loi. Le 1er janvier 2018, le tiers-payant va devenir un droit accessible à tous les Français. Du moins en théorie. Car le projet de loi ne prévoit pas, pour l’instant, de sanction en cas de non-respect par le médecin…

A lire aussi :

Tiers payant généralisé : 54% des Français favorables

 


Tout Sur L Assurance

Gras Savoye parmi les entreprises préférées des salariés français

Gras Savoye, meilleur employeur du secteur de l’assurance ? C’est en tout cas ce que révèle l’enquête de l’institut Statista, réalisée pour le magazine Capital de février, et dans laquelle plus de 10 000 personnes interrogées ont donné anonymement leur avis sur la politique ressources humaines de leur société et leur opinion sur leur secteur d’activité.

Seul représentant dans le classement final

Seule entreprise de l’assurance dans le top 40, Gras Savoye obtient au final la note globale de 7,91/10, se classant au 26e rang tous secteurs confondus. «Les résultats de cette enquête confortent la stratégie de redressement de Gras Savoye opérée en 2013. Depuis plus de 100 ans, Gras Savoye valorise les talents de ses collaborateurs, en permettant leur développement personnel, et favorise la diversité et la qualité de vie au travail», se félicite Gwenaël Bousquet, DRH du courtier parisien, dans un communiquéPour rappel, Gras Savoye a procédé en 2013 à un plan de sauvegarde de l’emploi ayant entraîné le départ de plus de 150 personnes du groupe. 


L’Argus de l’Assurance – Acteurs

Assurance auto : un Français sur deux a utilisé un comparateur en 2014

Les Français se questionnent sur leur assurance auto. Selon une étude réalisée par TNS-Sofres pour le comparateur d’assurance LeLynx.fr, dont les résultats ont été publiés le 4 février 2014, un Français sur deux a utilisé ce type de service numérique pour comparer les différents contrats d’assurance automobile au cours des 12 derniers mois. Toujours selon la même source, 67% des Français ayant utilisé un comparateur pensent que cet outil est « incontournable pour choisir son assurance auto ».

L’idée de ne pas s’éterniser chez le même assureur et de faire jouer la concurrence semble donc commencer à faire son chemin chez les Français. La libre résiliation au bout d’un an des contrats d’assurance auto, habitation et affinitaire, en vigueur depuis le 1er janvier 2015, pourrait encore accentuer ce phénomène. Toutefois, si ces services peuvent s’avérer utiles lorsque se pose la question de la résiliation, cela ne doit pas empêcher le consommateur d’avoir une réflexion plus poussée sur le contrat d’assurance qu’il lui faut, notamment en termes de garanties.

A lire aussi :
Assurance : « La loi Hamon va améliorer l’information sur la résiliation »
Assurance auto et habitation : hausse des primes en 2015
Assurance auto : « e-constat » disponible en téléchargement

 


Tout Sur L Assurance

Se soigner coûte trop cher pour 60% des Français

La majorité des Français ont déjà dû renoncer à se soigner faute de moyens suffisants, selon le baromètre de Sofinco. Alors que la généralisation du tiers payant est en discussion, 56% des sondés affirment que cette pratique leur permettrait de ne pas remettre à plus tard leur santé.

 carte vitale

 

Se soigner ? Trop cher ! Selon le baromètre de Sofinco/Crédit Agricole publié le 22 janvier 2015, 60% des Français ont dû remettre à plus tard ou ont renoncé à se soigner faute de moyens. Consultations médicales, achats de médicaments… tout y passe. Ainsi près d’un sondé sur deux affirme avoir déjà repoussé ou renoncé à l’achat de lunettes, de lentilles ou de prothèses dentaires et un tiers à une visite chez un spécialiste. 12% des interrogés avouent avoir déjà refusé une hospitalisation. De même, aller voir son généraliste (18%) ou acheter des médicaments (25%) n’est plus si anodin.

Afin de pallier une partie de ce renoncement aux soins, les contrats responsables ont été réformés par l’exécutif. Désormais, il existe 6 niveaux de remboursements pour les soins d’optiques que doivent appliquer les complémentaires santé. Ces dernières devront prendre en charge au minimum 50 à 200 euros selon le type de verres et de 470 à 850 euros au maximum. Quant à la prise en charge des montures, elle est limitée à 150 euros. A noter que ces contrats ne rentreront en vigueur qu’au 1er avril 2015.

Alors que la généralisation du tiers payant fait actuellement débat, les Français sont 56% à indiquer que la pratique du tiers payant leur aurait évité de mettre de côté leur santé faute de moyens. Sans surprise, les moins de 35 ans (71%) et les ménages modestes, gagnant moins de 1.000 euros par mois (66%), sont plus sensibles à la généralisation du tiers payant. Concrètement si la mesure inscrite dans la loi de santé est adoptée par les parlementaires, un patient qui consultera un médecin généraliste ou un spécialiste n’aura aucun frais à avancer, et ce quels que soient les revenus perçus et l’étendue de sa couverture santé.

>> Grève de la carte vitale : quel impact sur les remboursements ?

A lire également :
Aide à la complémentaire santé : plus aucun frais à avancer en 2015

 


Tout Sur L Assurance

Les Français prêts… à garder leurs données personnelles

La troisième édition de l’Observatoire de l’innovation L’Argus-Kurt Salmon-Opinion Way est l’occasion d’interroger les Français sur les objets connectés et l’usage que pourraient en faire les assureurs. L’enthousiasme domine… sauf lorsqu’il s’agit de communiquer ses données personnelles.

En 2013, la deuxième édition de l’Observatoire (1) avait démontré un réel intérêt des Français pour l’innovation, y compris dans le secteur de l’assurance. Cette troisième édition surfe sur un thème d’actualité : les objets connectés. Impossible de passer au travers tant les médias relaient allègrement les lancements de chaque nouveau capteur qui, niché dans les objets du quotidien, les transforment en stars des nouvelles technologies. Ainsi, les montres, tee-shirts, miroirs, pèse-personnes et autres frigos se parent d’un pouvoir nouveau lorsqu’ils s’emparent de nos comportements pour les transformer en données…, données qui pourraient bien valoir de l’or. Seulement voilà, si l’engouement pour ces objets connectés est confirmé par les 36% de Français qui déclarent en posséder déjà et le tiers qui a bien l’intention d’en acheter dans les prochains mois, seuls 5% des Français seraient prêts à communiquer toutes leurs données personnelles à tous les acteurs, qu’il s’agisse de la police, du médecin, de l’opérateur de téléphonie ou encore de la marque de leur véhicule.

Certes, ce chiffre monte à 75% s’il s’agit de les transmettre à un seul de tous ces acteurs, mais tombe à 38% concernant les assureurs, et à seulement 11% pour ceux de nos compatriotes qui se déclarent « tout à fait prêts ». Or, selon Philippe Le Magueresse, le directeur général adjoint d’Opinion Way, l’expérience prouve que seuls les « tout à fait prêts » n’hésiteront pas à passer à l’acte, contrairement à ceux qui, « prêts », prendront encore le temps de la réflexion. Il précise, par ailleurs, que « l’adoption de nouveaux usages par les clients repose sur des bénéfices clairement perçus, comme la simplification, l’optimisation du rapport qualité-prix ou encore l’autonomisation de l’individu ».

Reste la question de l’exploitation des données personnelles, qui ne convainc encore que partiellement, même lorsqu’elle est assortie d’un avantage tangible pour le consommateur-assuré.

1. Numéro 7341 du 13 décembre 2013.

Les oBJeTs CoNNeCTÉs soNT BieN CoNNUs

Pourriez-vous citer des exemples d’objets connectés ?

Plus de 8 Français sur 10 connaissent le terme « objet connecté ». une belle notoriété qui révèle également une réelle compréhension de ce que sont ces objets et une bonne visibilité de leur diversité (voir ci-contre) qui se traduit par une forte intention de s’équiper (voir ci-dessous). opinion Way a demandé aux Français quels adjectifs convenaient le mieux à ces objets. Il en ressort que 29% les jugent pratiques, 14% révolutionnaires et 14% les estiment intrusifs. seuls 5% les qualifient de fascinants et 4% d’indispensables.  

Avez-vous un objet connecté et avez-vous l’intention d’en acquérir un dans les prochains mois ?

UNe CoNFiaNCe LimiTÉe daNs Les assUreUrs

Seriez-vous prêt(e) à ce que vos données personnelles soient collectées et communiquées par des objets connectés aux organismes suivants ?

Seriez-vous prêt(e) à les communiquer par des objets connectés à votre assureur ?

Seuls 5 % des Français seraient prêts à communiquer toutes leurs données personnelles à tous les acteurs de tous les secteurs, 25% affirmant l’inverse. les trois quarts de nos concitoyens se déclarent donc prêts à communiquer avec au moins un acteur. sans surprise, le médecin tient la corde côté santé et la police (44%) devance le fournisseur d’alarme (35%) pour l’habitation. c’est dans des proportions moindres qu’arrivent l’opérateur Gps (28%) et le constructeur auto (24%) qui sont devancés par l’assureur (29%).

PriX eT serViCe: deUX moNNaies d’ÉCHaNGe PeU CoNVaiNCaNTes

Seriez-vous prêt(e) à souscrire à ce service, donc à fournir vos données personnelles ?

Souvent présentés comme la solution pour convaincre de l’usage des objets connectés, l’avantage prix ou le service ne semblent pourtant pas faire mouche. en effet, opinion Way a testé trois scénarios qui, finalement, ne font guère pencher la balance, puisque seuls 6% des Français communiqueraient leurs données pour bénéficier d’extensions de garanties en santé, 9% accepteraient de placer dans leur maison des capteurs fournis par leur assureur contre un tarif mrh mieux ajusté et 8% installeraient un boîtier dans leur voiture contre une tarification modulée en fonction de leur comportement au volant.

Source des Graphiques : opinion Wayobservatoire de l’innovation dans l’assurance

MÉTHODOLOGIE

Opinion Way a interviewé un échantillon de 1 014 Français âgés de 18 ans et plus, représentatif de la population française sur les critères d’âge, de sexe, de CSP, de régions et de catégories de communes. Ces interviews ont eu lieu entre le 17 et le 19 septembre 2014 par Internet.

 


L’Argus de l’Assurance – Acteurs