Assurance

Assurance auto et habitation : hausse des primes en 2015

Le bilan de l’année 2014 de la FFSA, faisant état d’une hausse préoccupante de certains sinistres, laissent présager une hausse conséquente des tarifs en assurance auto et habitation dans les prochains mois. Pourtant, la Loi Hamon pourrait contenir ce phénomène. Explications.

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Les chiffres n’invitent pas à l’optimisme. Selon le bilan 2014/2015 de l’assurance de la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA), deux tendances inquiètent : la hausse des accidents corporels (+1,7% par rapport à 2013) et celle des indemnisations après des évènements climatiques (2,2 milliards d’euros en 2014, contre 1,5 milliard en moyenne sur 20 ans). Ces chiffres sont particulièrement préoccupants car ils peuvent inciter directement les assureurs à augmenter leurs tarifs.

Comme on pouvait le prévoir depuis le mois d’octobre dernier, 2014 est une « année de rupture » selon Bernard Spitz, président de la FFSA, car c’est la « première année de hausse des dommages corporels depuis dix-neuf ans ». Cette augmentation est à mettre sur le dos du climat, particulièrement doux l’an passé, qui a encouragé les automobilistes et surtout les conducteurs de deux-roues à davantage sortir leur véhicule. Or comme le rappelle Bernard Spitz, « les deux-roues concentrent plus d’accidents corporels, ils représentent 10% du parc mais 25% des morts sur la route ».

Des sinistres très coûteux pour les assureurs

Cette hausse des dommages corporels, même contenue à 1,7%, pourrait pousser les assureurs à augmenter leurs primes pour préserver leurs marges. En effet, les accidents avec dégâts corporels sont bien plus coûteux pour les assureurs que les accidents avec dégâts matériels. Ces derniers sont d’ailleurs en baisse de 3% en 2014.

La FFSA évoque dans son bilan le ratio combiné, différence entre ce que paye l’assureur (sinistres, dotations aux provisions et frais) et ce que paye l’assuré (cotisations), en forte hausse pour l’assurance auto. « Un déséquilibre qui pèse dans les comptes des assureurs », rappelle Stéphane Pénet, directeur assurance dommages de la FFSA. « Si cette tendance se poursuit sur le long terme, les tarifs vont devoir s’ajuster », ajoute-t-il. Reste à savoir quand cet ajustement se produira.

Parallèlement, le secteur de l’assurance habitation est touché par une hausse significative des indemnisations liées aux évènements climatiques en 2014. Passant de 1,8 milliard en 2013 à 2,2 milliards en 2014, ces indemnisations pourraient également pousser les assureurs à revoir leurs tarifs d’assurance habitation à la hausse. Là aussi, cette tendance est contrastée par une baisse, celle du nombre de cambriolages (-6%), qui passe de 246.200 en 2013 à 232.500 en 2014.

La Loi Hamon pourrait contenir la hausse des primes

Les assureurs ont historiquement justifié leurs hausses des tarifs en se basant sur l’augmentation de la sinistralité et les deux tendances évoquées précédemment pourraient donc laisser croire à une augmentation conséquente des cotisations pour les assurés. Pourtant, les tarifs pour 2015 annoncés jusqu’ici font état de hausses plutôt mesurées, voire même d’une stagnation, surtout chez les assureurs mutualistes. La Maaf et la Matmut ont gelé leurs tarifs en assurance auto en 2015 alors que la Macif les a légèrement augmentés (+0,4%). Seule la Maif a annoncé une hausse importante (+4%) des cotisations pour son contrat d’assurance habitation RAQVAM. Les pronostics du comparateur Assurland et du cabinet Facts & Figures portent sur une hausse des tarifs inférieure à 2% pour les marchés de l’assurance auto et habitation.

La mise en place depuis le 1er janvier 2015 de la libre résiliation des contrats d’assurance auto et multirisques habitation au bout d’un an pourrait contenir la hausse des primes. Les assurés sont désormais libres de résilier leur contrat à tout moment après un an alors qu’ils devaient auparavant opérer dans les deux mois précédant chaque date anniversaire du contrat. L’objectif de cette mesure instaurée par la Loi Hamon est de renforcer la concurrence dans le secteur de l’assurance. Dans cette optique, les démarches de résiliation ont également été simplifiées.

Pour Stanislas Di Vittorio, fondateur d’Assurland, dans ce contexte plus concurrentiel, « les assureurs ont intérêt à être le plus compétitif possible ». Ils pourraient donc « prendre sur eux le coût de la hausse de la sinistralité ».

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Assurance auto : un Français sur deux a utilisé un comparateur en 2014

Les Français se questionnent sur leur assurance auto. Selon une étude réalisée par TNS-Sofres pour le comparateur d’assurance LeLynx.fr, dont les résultats ont été publiés le 4 février 2014, un Français sur deux a utilisé ce type de service numérique pour comparer les différents contrats d’assurance automobile au cours des 12 derniers mois. Toujours selon la même source, 67% des Français ayant utilisé un comparateur pensent que cet outil est « incontournable pour choisir son assurance auto ».

L’idée de ne pas s’éterniser chez le même assureur et de faire jouer la concurrence semble donc commencer à faire son chemin chez les Français. La libre résiliation au bout d’un an des contrats d’assurance auto, habitation et affinitaire, en vigueur depuis le 1er janvier 2015, pourrait encore accentuer ce phénomène. Toutefois, si ces services peuvent s’avérer utiles lorsque se pose la question de la résiliation, cela ne doit pas empêcher le consommateur d’avoir une réflexion plus poussée sur le contrat d’assurance qu’il lui faut, notamment en termes de garanties.

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Assurance habitation : faible hausse des primes en vue

Bonne nouvelle pour les assurés. L’indice du coût de la construction calculé par la Fédération française du bâtiment (FFB) est resté relativement stable du troisième au quatrième trimestre 2014. Sur les trois derniers mois de l’année passée, il se situe à 930,8, en hausse de 0,43% d’un trimestre à l’autre et de 1,09% sur un an.

Pour rappel, cet indice est utilisé pour calculer les augmentations des primes d’assurance habitation. L’indice correspondant à la date anniversaire du contrat sert de base pour déterminer le coût de la nouvelle cotisation. Il est utilisé pour les contrats d’assurance multirisque habitation ainsi que les assurances habitation des copropriétés.

« L’indice FFB du coût de la construction est calculé à partir du prix de revient d’un immeuble de rapport de type courant à Paris », indique la FFB sur son site internet.

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Assurance : les nouvelles modalités de résiliation de contrat

MES FINANCES TV – Depuis le 1er janvier 2015, les règles en matière de résiliation de contrat d’assurance ont changé. Facilitée pour les assurés, elle devrait permettre de dynamiser le marché et offrir davantage de possibilités aux particuliers.

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C’est une bonne nouvelle pour les Français. Avec la loi Hamon du 17 mars 2014, changer de contrat d’assurance est devenu plus aisé. En effet, le texte entré en vigueur au 1er janvier 2015 permet aux assurés de résilier leur contrat à tout moment au terme de la première année de l’accord. Jusqu’ici, il fallait impérativement envoyer un courrier recommandé deux mois avant la date anniversaire de la signature. Explications.

Résiliation infra-annuelle

« Nous avons jugé indispensable de fluidifier le marché en autorisant le renouvellement de l’assurance automobile et de l’assurance multirisque habitation (…) à tout moment une fois passée la première année. » C’est ainsi que Benoît Hamon, alors ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la Consommation, présentait aux parlementaires le 9 décembre 2013 ce dispositif visant à offrir plus de pouvoir aux consommateurs.
La résiliation infra-annuelle permet donc à l’assuré de changer de contrat quand bon lui semble en respectant simplement un préavis d’un mois. Elle concerne les assurances automobile, multirisques habitation et affinitaires, à savoir la couverture pour les biens électroniques, électroménagers ou les services tels que les assurances demandées pour pratiquer un sport. Pour les contrats signés depuis le 1er janvier 2015, il faudra néanmoins attendre un an d’engagement pour pouvoir profiter de ce dispositif.

Jusqu’alors, les règles étaient bien moins accommodantes. Les assureurs profitaient en effet du principe de tacite reconduction annuelle. En clair, sans un courrier recommandé envoyé deux mois avant la date anniversaire du contrat, celui-ci était automatiquement renouvelé pour une année de plus. Il fallait donc s’organiser longtemps à l’avance.

« Un bon système »

Concernant les assurances obligatoires (habitation pour les locataires et automobile), la loi oblige le nouvel assureur, choisi par le particulier, à effectuer lui-même les démarches administratives pour le changement de contrat. Une mesure qui inquiète les professionnels, jugeant que le temps pris pour ces démarches entraînera de nouveaux frais pour eux et conduira donc à une augmentation des tarifs. « Nous ne sommes pas du tout de cet avis », répond Olivier Gayraud, chargé de mission consommation à la CLCV (Consommation logement et cadre de vie). « Nous pensons au contraire que c’est un bon système, (…) cela va dynamiser davantage la concurrence dans le secteur », estime-t-il.

D’après Benoît Hamon, les assurances représentent 5% du budget annuel des Français. De quoi donner envie d’aller chercher la protection la moins chère en profitant de la résiliation à tout moment. « C’est un mauvais calcul, intervient Olivier Gayraud. En matière d’assurance, il faut en effet comparer les tarifs, mais sans négliger les garanties. » Pour le spécialiste, il faut profiter de cette nouvelle possibilité pour revoir son contrat et ne pas hésiter à se déplacer chez la concurrence pour trouver l’assurance la mieux adaptée.

 


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Assurance : les assurés mal informés en cas de sinistre

Déclaration de sinistre, garanties, exclusions… De nombreux assurés connaissent mal le contenu de leur contrat d’assurance habitation ou auto, selon une enquête de l’association de consommateurs CLCV. La résiliation de contrat au bout d’un an pourrait pousser les assurés à y regarder de plus près.

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Remplir un constat après un accident de la route, déclarer une inondation… Des pratiques encore mal appréhendées par bon nombre d’assurés, selon une enquête de l’association de consommateurs CLCV publiée le 7 janvier 2015.

Un tiers des 442 assurés interrogés ayant subi un sinistre automobile ou d’habitation ces deux dernières années ont découvert comment remplir un constat seulement au moment du sinistre. Seuls 31% avaient reçu des explications auprès de leur assureur et 16% ont eu recours à la débrouillardise, s’informant auprès de leurs proches. Plus inquiétant, le délai de déclaration du sinistre n’est pas connu par plus d’un tiers des sondés. Pourtant, ce délai fixé à 5 jours ouvrés et ramené à 2 jours pour un vol, permet d’être pleinement indemnisé par son assureur. En effet, si aucun constat n’est parvenu à l’assurance dans ces délais, cette dernière peut refuser le remboursement dans certains cas. « Parce qu’il contient l’identité des deux parties et de leurs assureurs, le constat permet de faciliter les recours entre assureurs et donc d’accélérer les indemnisations », pointe CLCV.

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Le contenu des contrats encore trop ignoré

Si 20% des assurés ont perçu difficile la déclaration de leur sinistre, 25% ont dû se débrouiller pour connaître les démarches à effectuer par la suite, l’assureur ne les ayant pas informé. A savoir, conserver les biens endommagés, réunir les justificatifs (factures, garanties…) nécessaires ou encore connaître les choses que l’on peut nettoyer ou non avant le passage d’un expert. Des experts qui tardent parfois un peu trop à venir, selon 24% des assurés. Or sans passage de l’expert, aucun travaux de remise en état ne peut commencer. Quant au délai d’indemnisation, près d’un tiers des assurés l’ont jugé trop long. Si le résultat reste honorable pour les assureurs, CLCV estime que « ce chiffre doit néanmoins être amélioré quand on connaît les situations dramatiques que vivent les assurés qui attendent de recevoir leur indemnisation (maisons inondées…) ».

Au-delà de ces ressentis, les contrats d’assurance habitation ou auto restent compliqués dans leur rédaction et leur contenu est souvent ignoré par les assurés. Pour preuve, 18% des sondés ont découvert le jour du sinistre qu’ils étaient assujettis à une franchise (restant à charge de l’assuré en tort) ou à de la vétusté et 21% que leur contrat comprenait des exclusions (pas de garantie vol dans un contrat d’habitation par exemple). « Les contrats d’assurance sont denses et techniques, ils découragent une lecture complète des initiés que sont la majorité des assurés. Le devoir de conseil de l’assureur ne devrait pas permettre la signature d’un contrat dont l’assuré ne connait pas les détails », juge l’association de consommateurs qui rappelle par ailleurs que le prix des assurances augmente pourtant régulièrement.

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Faire jouer la concurrence mais attention aux garanties

Malgré ces défauts pointés du doigt, les assurés ne sont pas nombreux à chercher à changer de compagnie d’assurance. Peu maîtrisent le mécanisme de la tacite reconduction, qui renouvelle automatiquement pour un an le contrat si aucune résiliation entre 1 et 2 mois avant la date d’anniversaire n’a été formulée. CLCV espère ainsi que la loi Hamon, qui autorise la résiliation d’un contrat au bout d’un an en respectant un préavis de 30 jours, va pousser les assurés à comparer les différentes offres.

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« La recherche d’une nouvelle assurance ne doit surtout pas se limiter à la recherche du prix le plus bas au risque d’être peu ou mal indemnisé lors de sinistres. Un examen minutieux des garanties, des conditions de garantie et des franchises reste primordial », met toutefois en garde l’association.

Les démarches à suivre en cas de sinistre

En cas de sinistre dans votre logement (dégâts des eaux, incendie…), vous devez le déclarer dans les 5 jours ouvrés à votre assureur, par téléphone ou lettre recommandée, faute d’indemnisation. Vous devez ensuite remplir un constat amiable, comme pour un accident de voiture. Si besoin, demandez un exemplaire à votre assureur. Sans être obligatoire, il facilite les démarches « parce qu’il rassemble tous les renseignements sur le sinistre : circonstances, nature des dommages, coordonnées des assureurs, des personnes en cause etc. », explique la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). N’oubliez surtout pas de le signer, sans quoi il n’a aucune valeur. Les feuillets A et B doivent être adressés aux assureurs des deux parties dans les 5 jours ouvrés, le dernier feuillet étant destiné au syndic ou au gérant de l’immeuble. Enfin conservez bien les justificatifs de vos biens et attendez la venue des experts avant de débuter toute remise en état. Pour un vol avéré (effraction, escalade…), la liste des objets volés et éventuellement leur estimation ainsi que le récépissé de la déclaration de vol fournie par le commissariat doivent être envoyés au plus tard sous 2 jours ouvrés à votre assureur. Pour un accident de la route, le constat est à envoyer dans les 5 jours ouvrés. Attention, en cas d’accident corporel, le constat amiable ne fait pas double emploi avec le procès-verbal établi obligatoirement par la police. « Pour que le document soit complet, la partie constat (recto) doit être remplie et signée par les deux conducteurs », indique la FFSA.

 


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